Mesdames,
Une proposition à penser à ce que provoque cette phrase, en écriture, en photo, en dessin, en vidéo, en enregistrement vocal, en danse, en poterie, en musique... en ce que vous voulez, en ce qui vous chante.
Vous pouvez choisir de signer (l'occasion de s'inventer un nom de scène !), ou de rester anonyme.
Précisez-le quoi.

samedi 19 octobre 2019

Aimer sans définition

Si si, je l'aime.

Non non, on ne vit pas ensemble.
On vit même très loin l'un de l'autre.

Des fois, on s'appelle.

Ah non non, c'est pas "trop dur".
C'est pas toujours facile, mais ça laisse une liberté assez agréable quand même...
Je fais ce que je veux quoi.
Et lui aussi.

Si si, c'est une relation qui compte.

Non non, c'est pas "mon mec".
Si si, j'en suis amoureuse.
Bein si, lui aussi il me semble.

Oui, on s'embrasse et tout, oui.
Non non, on n'est pas "en couple".
Enfin pas comme tu l'entends je crois...


Disons qu'on est plutôt un "duo".
Oui, "un duo".




lundi 30 septembre 2019

Jveux pas d'enfant

Ou plutôt, j'en sais rien.
Mais je remets ce truc-là en question.
Et pour une femme, à mon âge, ça ne se fait pas trop. C'est pas normal.

"Mais tu ne sens pas un truc à l'intérieur ?!"
"Tu verras, quand ton horloge biologique se réveillera... "
"Tu réfléchis trop."


Ce qui est intéressant, sur ce sujet, c'est que ce sont les femmes qui entendent le moins qu'il soit remis en question...

dimanche 29 septembre 2019

29 septembre : 
Aujourd'hui, j'ai serré la main à un vieux chasseur. On lui barrait la route avec notre camion... fallait bien faire de la diplomatie!
Alors j'ai serré plus fort que lui, juste pour qu'il sache...

Mon nom sera donc : pouzzolane
Chez moi,
chez moi, on est droitier, pas gaucher
chez moi, on lit, on écrit pas, on visite, on créée pas
chez moi, on arrête pas ses études pour vadrouiller, bidouiller, glandouiller,
chez moi, on a de l’ambition sociale, mesdames !
chez moi, on amasse plus qu’on ne se prélasse,

mais qu’est-ce que je fous là ?!

Chez moi, j’ai grandi, je suis partie, puis je suis revenue... 

Les mains gauches

Quand j’interroge mon for intérieur (Ce que je fais souvent. L’introspection, une maladie grave ? Un
passe-temps gratuit et récréatif ?) sur la notion d’identité, voici ma conclusion rapide : je ne me sens
pas d’appartenance forte à un groupe.
Bon bien sûr, c’est des conneries. Je suis une femme, petite, blanche, éduquée, féministe, plus ou
moins écolo, plus ou moins d’extrême gauche, plus ou moins drôle…

Mais en fait, avant tout ça, je suis gauchère. Dans ma tête je veux dire, pas dans le regard des autres,
pas dans la « définition » qu’on donne de moi quand je suis pas là.

J’ai toujours remarqué les gauchers dans les films. Mon œil le fait tout seul, détail inutile que je capte
à chaque fois avec une certaine fierté.
Joie quand j’ai appris que les gauchers étaient meilleurs que les banals droitiers dans les sports de
raquettes ! Même si pour moi, ça ne s’est pas concrétisé au cours de mes années de tennis de table…
Et je me suis toujours dit que si je ne savais pas déterminer ma gauche de ma droite, ça avait
forcément un lien.
Quel plaisir d’expliquer à un droitier que l’ouvre-boite, le cahier à spirale et la moitié des jeux de
cartes sont des inventions démoniaques conçues pour faire chier 10% de la population mondiale.

Se définit-on plus aisément par notre appartenance à une minorité ? Je veux dire, on a même une
journée internationale !

Bonus : les kangourous sont gauchers à 95%...

jeudi 26 septembre 2019

J'ai mal aux pieds, j'ai mal aux mains. Au cul, au dos, au ventre, aux yeux, à la machoire...
Le nez me pique.
Marre, c'est marre !
J'aime pas travailler. C'est pas organique, vous comprenez ?!
C'est pas OR-GA-NIQUE !

Quand je parle de ça, j'ai l'impression, oui "de pas être comme les autres".
On me regarde avec des yeux ronds ou fâchés. Un sourire en coin ou un regard vide.
Ça répond pas.

Dans ces cas-là jme sens OVNI, oui.

mercredi 12 juin 2019

A chaud, un souvenir sans trop relire.

Fin de 5ème, vacances dans le Gers à Barbotan-les-Termes (si si), je m'ennuie de façon intersidérale et mes seuls véritables alliés sont un gigantesque pin parasol - dans lequel je tue la plupart de mon temps - et mon walkman. J'écoute Les Commitments et une cassette compile composée par ma  soeur, qui elle est trop grande et trop charismatique pour aller passer des vacances à Barbotan-les-Termes. Dessus il y a entre autres Canon Ball song la musique de fin de Trois couleurs Bleu, Les Dingues et Les Paumés deThiéfaine... Je me sens très grande. Mais au lieu d'écouter ça très fort pour faire taire le monde autour de moi, j'ai décidé de mettre le son le moins fort possible pour développer mes capacités auditives. Au cas où je deviendrai une espionne. Au cas où je me sors d'ici. Et qu'un jour on ait besoin de moi. J'entendrais mieux que tout le monde. Ça peut servir, c'est sûr.
Quelle heure est-il ? Combien de jours il reste ? 
ohlalalalalalalalalalalalalalalalalalalalalalalalalala

mardi 11 juin 2019

Je me fous de l’obligation. Je me fous du « normalement… ». Je me fous de « la logique voudrait… ». Et je m’en suis toujours foutu contrairement aux apparences ! Parlez-en à ma mère, ça l’exaspérait. Aujourd’hui, elle en est fière !

Mimi-Colette